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10 mai 2020 : J-1 du déconfinement, aussi aléatoire que mon retour sur ce blog...

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samedi 20 juin 2020

ça me pompe sauvagement, ou une recette de pompe aux grattons et une de palourdes en bocal pour un apéritif déconfiné

Si vous avez envie d'une recette légère, sauvagement bonne, de palourdes déconfinées en apéritif ou en salade, c'est ICI. Si vous préférez un apéro plus consistant et addictif, du genre le boursin qu'on entame et qu'on finit entièrement d'une façon irrésistible, c'est en fin de billet où je vous donne ma recette de la pompe aux grattons.
Ah, un apéritif entre amis "comme avant", on en parlait tout le temps par SMS pendant le confinement. Or, quand celui-ci est survenu dans les conditions exigées et incohérentes que l'on connaît, on a freiné des deux pieds, tout légalistes que nous sommes à notre corps défendant. Pas simple d'être un (con)citoyen responsable, celui qui obéit aux lois dans un état de droit, non celui qui casse tout pour grever le budget de la collectivité, détruire des emplois, des vies de labeur, des vies tout court, qui ne sait même pas pour quelle cause réelle il va aller manifester mais qui va y aller quand même emmené, manipulé par les réseaux sociaux, nos nouveaux maîtres à (dé)penser... Après la crise des gilets jaune, je pouvais espérer que mes coreligionnaires tireraient quelques leçons d'une alerte sérieuse à la sauvegarde de notre système démocratique qui, aussi défaillant qu'il soit à l'heure actuelle, en est encore un de ceux qui permettent ces débordements inqualifiables de toute part. Alors j'ai le droit de quoi, moi, de fermer ma g... et de continuer à me comporter en c... (euh, il suffit de changer une lettre !), en bon citoyen ?
Mon entourage trouve que je pète les plombs un peu facilement depuis quelques temps. Même Tino Le placide, un chat on ne peut plus paisible, donc apaisant, gentil observateur de notre monde, donc philosophe, me regarde parfois avec ses yeux tout ronds dans mes colères les plus spectaculaires.

J'ai l'air d'être énervé, moi ??? Jamais !
La situation sociale n'est pas au beau fixe et, à la maison, alors que tout devrait être rose, on se rend compte qu'on se laisse un peu envahir par cette anxiété morbide qui s'est installée insidieusement dans notre vie quotidienne, diffusée en surdosage par une presse télévisuelle des plus nulles basant plus des trois quarts de ses (non)informations continues sur des hypothèses ou des analyses complètement dirigistes avec le seul dessein de faire de l'audimat. Face à une population de moins en moins encline à se cultiver dans la continuité de notre Histoire pour nous faire avancer dans l'Humanité, il m'arrive parfois d'être désespérée... Mais le chat me dit qu'il faut re-la-ti-vi-ser ! Sauf que lui aussi, il a l'air un peu inquiet quand il m'entend crier, même s'il sait que ce n'est pas contre lui !


Tino le Chat l'Heureux : "Arrêtez votre cirque en bas !!! Ca ne vous grandit pas, tout ce binz !
Un peu de hauteur, voyons ! Et ça se dit civilisés ! (Ouf, heureusement qu'ILS ne grimpent pas aux arbres, un peu de tranquillité, m'enfin !)"

 
"Allez, les Humains, prenez un peu de hauteur, après vous ce ne sera pas le déluge, moi qui ai neuf vies au moins, je le sais !"
  
Pendant que le chat se moque, je profite de ce moment de répit dans mes colères rentrées ou extériorisées, non contre cette société que je comprends de moins en moins, mais, peut-être, contre ma vision révoltée des choses en sachant que l'agressivité n'est jamais bonne conseillère et encore moins productive pour l'avancement des solutions positives dans l'intérêt de tous, je profite donc d'un moment de calme pour vous poster quelques photos de ma Bretagne d'adoption où malgré le mauvais temps qui sévit depuis deux semaines, je me sens bien, loin de la foule, de l'hystérie collective des grandes villes qui nécessiterait une thérapie de groupe lourde, et même la camisole de force. Bah, je sais bien qu'on n'en a pas les moyens, mon pauvre pays, je ne sais pas où tu vas... Allons, allons, je veux bien faire encore des sacrifices en continuant de payer mes cotisations, mes impôts ou autres taxes obérant gravement mon budget de travailleur soi-disant riche pour voir la plupart de ces décérébrés de l'espèce tout démolir en espérant un chaos d'où aucun des êtres humains que nous sommes censés être ne ressortira grandi... Aujourd'hui, même ma Bretagne sous la pluie me paraît belle à regarder, pas comme ce spectacle affligeant d'une société en complète déperdition de valeurs (et je ne parle même pas de spiritualité !), à commencer par le plus haut niveau de l'Etat... Cela dit, moi aussi, si un jour je pète vraiment les plombs, ce sera sûrement trash, gore ! Un prochain billet long comme un jour sans fin (hi, c'est vrai, je n'arrive pas à le terminer !) est sous mon coude en brouillon sur ce blog... Mais est-ce bien raisonnable de céder à la tentation de réagir à vif sans modération, sans le recul nécessaire pour construire une saine pensée, celle qui, tout en n'étant pas complaisante, pourrait faire avancer le monde et non le ramener des siècles en arrière ? A l'ère de l'information continue, je dirais plutôt de la non-information puisque 80% au moins de ce qui est diffusé sur les ondes l'est au conditionnel ou sous forme d'hypothèses plus imbéciles les unes que les autres, je voudrais bien que nos journalistes, nos (psy)analystes de la politique aient un peu plus de conscience et moins de connivence avec les Zemmour ou autres Miller, insupportables dans leur suffisance "moi, je pense que, j'ai lu (tout !), donc moi je sais...". Moi, Colibri avec sa cervelle d'oiseau, je pense donc je suis, tout simplement, et il me vient une citation de Lao Tseu qui me faisait rire enfant et que je cite souvent, toujours pour rire, quoique... "Celui qui sait ne parle pas, celui qui parle ne sait pas" ! Au fond, à bien réfléchir, tant qu'on est vivant, on ne sait RIEN, c'est pourquoi la vie vaut la peine d'être vécue, non ? Et je peux comprendre que plus j'avance dans l'âge, et moins j'ai de certitudes... Or toutes les âneries, des assertions nées ex nihilo mais tellement percutantes qu'on nous sert sur les plateaux me font sursauter dès que j'allume la télé, la radio... Reste la presse écrite mais il est bien loin le temps où on se vantait de lire Libé ou autres journaux dits de gauche dans une société où le Figaro trônait au petit'déj sur la plupart des tables du bon peuple (un mot que je déteste, qui n'a aucun sens !). A l'apparition d'Internet, et tout aussi insidieusement, la presse écrite a changé aussi de ton, les gros titres racoleurs ont succédé aux unes qui interpellent sérieusement au fond. Il faut maintenant lire l'article jusqu'au bout pour savoir que le titre, trouvé seulement pour appâter, n'avait rien à voir avec le sujet de fond qui aurait tenu en deux lignes et qui conclut souvent dans le contraire de ce que le titre pouvait laisser envisager ! Ca c'est un procédé d'arnaqueur de première ! Je souris car souvent, maintenant, je n'ouvre plus les liens de gros titres censés m'intéresser, je devine au-delà du côté racoleur que ce que je vais lire va sûrement me conforter que ce n'était qu'une mauvaise pâte à soufflet qui va dégonfler avant même de sortir du four ! Même Le Monde s'y est mis... Mais il y a déjà longtemps qu'il n'est plus ce qu'il était... A croire que le nivellement par le bas est toujours préférable à une pédagogie de longue haleine, certes, mais pouvant être plus instructive et bénéfique à la société entière. Que faire, que faire ?
Eteins tout, Colibri, la télé, la radio, ferme l'ordi et vas faire un tour dans ton jardin au bord de la mer. Oui, c'est cela même, je vais regarder les nuages bouger, les vagues se déchaîner, ça me prendra bien quelques heures où je vais penser à ma planète, au temps qu'il lui reste à vivre. Une éternité sans doute par rapport à mon misérable passage sur terre ! Cela me fera sourire et oublier pour un moment les "soupçon avéré", "risque avéré" dont je n'arrive même pas à conceptualiser les termes, de même que le "risque de gagner" ou à "la chance de perdre"... C'est fa-ti-gant, je vous le dis !
Maintenant que j'ai poussé mon coup de gueule contre la presse sous toutes ses formes, de tout bord, je vais me détendre en cherchant une bonne recette de cuisine pour illustrer mon prochain billet qui ne va pas plaire à tout le monde! Non, ne faites pas attention, j'ai plein de titre d'émissions comme celle-là dans la tête, alors que je ne les regarde JAMAIS plus de deux (une?) minutes par hasard lorsque je zappe au  moment des pubs dans mes séries ou films préférés, et je zappe vite avant que ce monde de "déculture" avérée (là, oui, je veux bien employer ce terme !) me donne donne envie de dormir pour ne penser à rien! Et je ne parle pas des présentateurs dont la seule vue me donne déjà des boutons...Bon, on se relit Schopenhauer ou autres pour se remonter le moral ? Ou non, puisque chez celui-là, ne cherchez pas le bonheur de vous réconcilier avec la vie heureuse, ces deux termes accolés l'un à l'autre étant l'exemple type de l'antinomie ! En revanche, un peu de pompe aux grattons, et me voici projetée, les yeux fermés, dans mon enfance et adolescence bourbonnaises, dans l'insouciance et la sécurité du nid familial ! Un plaisir régressif parmi d'autres, qu'il fait bon revivre en mémoire en ces temps peu sereins...
La pompe aux grattons est une spécialité bourbonnaise, je ne manque jamais d'en acheter quand je vais dans la région qui m'a vu grandir après notre rapatriement en France. C'est une sorte de brioche salée dans laquelle on incorpore des grattons, des morceaux de gras de porc qu'on aura fait fondre pour récupérer d'un côté le saindoux (la matière grasse), de l'autre les grattons (constitués des résidus frits). Si vous n'avez pas de grattons, vous pouvez remplacer par des lardons frits, mais ce n'est pas du tout de mon goût... d'enfance !

 


 ma pompe aux grattons
Grattons : soit vous les faites vous-même, soit vous les achetez chez le charcutier ou dans les maisons spécialisées sur internet. Pour ma part, je les fais moi-même. Je commande du gras de porc chez mon boucher, celui qui sert aussi pour faire du saucisson sec ou des charcuteries, c'est-à-dire un bon gras qui va fondre pour en faire du saindoux et dont les résidus frits ont un bon goût de... cochon ! Une fois les résidus récupérés, je les sale et poivre avant de les incorporer dans la brioche.

Photo ci-dessus : à gauche, le saindoux filtré et mis en bocal en train de refroidir, à droite les "grattons" récupérés, salés et poivrés.
Ci-dessous : les gras de porc coupés en petits morceaux prêts à être mis en cuisson à feu doux, les pots de saindoux refroidis. 
Ingrédients pour la pâte à brioche : 500g de farine, 4 œufs, 250g de beurre mou, 25g de levure boulangère, 1 verre de lait, un peu d'eau, 1càs de sel, 2cès de sucre-
Préparation de la pompe aux grattons :
  • délayer la levure dans un peu de lait tiède, mettre au centre de la farine, mélanger la farine à la levure boulangère,
  • ajouter le sel et le sucre, mélanger,
  • incorporer le beurre mou par petite touche, tout en pétrissant doucement,
  • ajouter les œufs entiers en les mélangeant un par un à la pâte,
  • ajouter l'eau ou le lait jusqu'à la consistance d'une pâte assez molle,
  • mélanger le tout pour en faire une pâte homogène,
  • laisser reposer quelques heures au frais, la pâte va lever un peu,
  • dégazer la pâte, y incorporer les grattons en les répartissant le mieux possible,
  • couvrir la pâte d'un linge et laisser lever encore au moins 3 heures au frais,
  • sortir la pâte, la mouler dans la forme qui vous convient (en couronne ou en cake, par exemple comme sur mes photos),
  • dorer au jaune d'œuf dilué dans un peu d'eau,
  • laisser à température ambiante pendant 10mn, le temps de préchauffer le four;
Cuisson : préchauffer le four à 200°; enfourner environ 10mn à 200° puis 30mn à 180°.
Sortir du four, attendre un peu avant de démouler et laisser tiédir ou refroidir complètement sur une grille. Perso, j'adore cette pompe encore chaude ou tiède !

 
  




 
 
 
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2 commentaires:

  1. C'est où, c'est où, cette belle Bretagne qui me tente bien, je n'en peux plus de Paris ! Mon royaume pour un carré de galets ! La pompe aux gratons, j'en ai mangé en Auvergne, c'est rudement bon avec un petit verre de vin blanc... Vivement qu'on puisse le cerner, ce sale virus qui nous fait voir l'avenir bien sombre. Courage, fuyons !
    Nicole

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  2. Tiens tu me donnes une idée, je vais la faire avec des grattons de canard, Gers oblige !
    Entièrement d'accord avec ton ressenti en cette drôle de période ! Heureusement aussi que j'ai un jardin qui m'a souvent rassurée...
    A bientôt, j'attends la suite ! Profite bien de ta Bretagne !

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