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lundi 21 août 2017

se faire du sang d'encre pour rien ? moi, jamais, je préfère faire un risotto à l'encre de seiche pour me consoler des mauvaises blagues de blogger

Je venais de terminer la dédicace d'un long billet en mode brouillon sur ce blog lorsque, mue par un perfectionnisme imbécile, j'ai voulu mettre en exposant une désignation d'arrondissement de Paris. Or, la manipulation que je fais habituellement sur Word à cette fin n'a pas eu le résultat escompté et a curieusement  augmenté la taille des caractères de l'écran, opération que j'ai voulu annuler en faisant un "ctrl+Z", comme sur Word pour revenir à l'état antérieur du texte. Maman, que n'avais-je fait là, tout a sauté, plus rien du long billet en point final, c'est dire ! Je me suis retrouvée éberluée devant une page vierge là où, au milieu de mon long et beau (si, si !) texte, il y avait plein de photos superbement mises en scène (si, si, si je vous le dis, c'est que c'est vrai, même s'il n'y a plus rien pour le prouver, hi !). Et pour couronner le tout, j'ai mis un temps fou avant de savoir comment réduire à nouveau les caractères de l'écran sur internet (les modes d'emploi et moi, ça fait deux, donc j'y suis allée à l'intuition). Et mes vaines recherches sur internet pour savoir comment récupérer sur blogger un billet en brouillon disparu ont été vaines. J'ai même eu droit à ce genre de réponse, avant toute indication technique ou utile : "si vous récupérez votre brouillon, publiez le tout de suite pour ne pas le perdre à nouveau". Ouais, ouais, c'est très intelligent comme message... Moi, mon problème est justement dans le "si". D'autres réponses, beaucoup plus élaborées d'emblée, m'ont découragée car, pour une néophyte en informatique, me plonger dans la recherche des "blogID" ou "postID" pour les remplacer dans les "Href=(...) posts/default..." etc. (je vous passe tous les hiéroglyphes possible quand vous affichez la source !), nécessiterait quelques boites d'aspirines et  me prendrait plus de temps que de réécrire mon billet disparu !!! Sans compter que ma prose est toujours dictée par la spontanéité de l'instant où je suis inspirée, donc difficile à réécrire, d'autant plus que j'ai de moins en moins de mémoire pour tout ce qui n'est pas essentiel. Donc, les mots du billet disparu partis en fumée comme un fétu de paille !
Trois jours que j'étais en train de le rédiger ce billet-là, en intermittence avec mes occupations en cuisine pour mes réceptions. Inutile de vous dire que j'étais plutôt furax. Tant de temps, tant de plaisir à écrire ces quelques souvenirs d'enfance autour d'une simple recette vietnamienne, le tout anéanti en un clic. Je hais Blogger quand il me fait un truc pareil, je me hais de n'y rien connaître en informatique, de ne même pas connaître mieux que cela ce Blogger qui vit avec moi depuis maintenant longtemps ! Or ce n'est pas la première fois que cela arrive et aurait dû me servir de leçon. Comme quoi connaître les défauts des autres et les propres siens n'aide pas toujours à les, à s'améliorer !!! J'avais pourtant pris l'habitude de rédiger mes billets sur Word avant de les copier dans les blogs. Mais, c'est vrai, je ne suis plus une blogueuse très assidue depuis quelques temps, heureusement qu'il y Le(s) Chat(s) pour me forcer de temps en temps à retrouver le chemin de mes blogs de loisir ainsi que les réflexes élémentaires dans ce domaine pour ne pas perdre trop de temps ou faire des erreurs irréversibles (comme celle d'aujourd'hui ???).
Pour me calmer, j'avais voulu m'aérer, pensant même aller à la pêche à pied. Or les horaires de marée n'étaient pas adaptables à mon emploi du temps actuel, sans compter les coefficients au plus bas la semaine dernière. Du coup, je suis passée chez mon pêcheur de quartier pour lui acheter des tourteaux, une envie subite comme cela m'arrive quand je cherche une solution à un problème qui demande réflexion. Malheureusement, il venait de se faire dévaliser en pleine mer, son casier-vivier ayant été démoli et pillé. Il avait encore quelques beaux homards chez lui, mais comme j'en avais mangé très récemment et qu'il est déjà prévu à mon menu de mardi pour des amis, j'ai préféré me tourner vers les poissons qu'il avait rapportés de sa pêche du jour, deux belles dorades grises et, surprise, une seiche. Depuis le temps que je voulais faire un risotto à l'encre de seiche, c'était donc l'occasion.
 
La seiche très fraîche a des ventouses qui ont toujours leur effet velcro, on dirait qu'elles "sucent" encore ! Sa chair est translucide et nacrée, bien ferme. Celle-ci était bien épaisse, donc très intéressante dans l'assiette !
La poche d'encre en contient beaucoup. C'est vraiment noir de chez noir, attention de ne pas vous habiller en blanc pour cuisiner ce jour-là ! J'en ai mis partout dans la cuisine autour de l'évier où je l'ai dépouillée, heureusement que cela part assez bien au lavage. C'est impressionnant tout ce noir...
 
INGREDIENTS
pour 4 p. (comme entrée) ou 2 p. (comme plat principal)
ustensile : une poêle profonde
- 1 seiche fraîche de bonne taille,
- 2 grandes tasses de riz arborio,
- 2 échalotes,
- 1 gousse d'ail,
- 1 litre de bouillon de légumes (frais ou en cube à réhydrater)
- 1 grosse noix de beurre,
- un peu d'huile neutre,
- sel, poivre,
- persil, ciboulette.

 
 
 PRÉPARATION et CUISSON
  • nettoyer la seiche en tirant sur la tête pour la séparer du corps, couper celui-ci dans le sens de la longueur en faisant attention de ne pas percer la poche d'encre, enlever le squelette de la bête (l'os central), récupérer la poche d'encre, la rincer et réserver l'encre dans un bol,
  • enlever la peau qui entoure la seiche (facultatif), couper la chair en petits morceaux 2x2cm, réserver,
  • hacher les échalotes et l'ail assez fin,
  • faire revenir rapidement l'échalote et l'ail dans un peu d'huile neutre, y ajouter les morceaux de seiche, cuire à feu assez vif 5mn, saler légèrement, retirer la préparation et la réserver dans un bol (laisser la matière grasse dans la poêle, pour ne pas avoir à en rajouter pour la cuisson du riz),
  • mettre dans cette même poêle le riz, le rendre un peu translucide en le cuisant quelques minutes en remuant à la spatule puis mouiller à niveau+1cm avec du bouillon, cuire en remuant un peu de temps en temps 15mn, ajouter si nécessaire du bouillon si le mélange est trop sec, incorporer l'encre, remuer et cuire encore 5mn,
  • ajouter le beurre et la seiche, redonner juste un tour de cuillère pour mélanger le tout et réchauffer les chairs, en prenant soin de garder quelques morceaux de seiche à part pour décorer l'assiette, sinon tout sera noir de chez noir, pas très appétissant !
Ce risotto est vraiment délicieux, la seiche fraîchement pêchée ayant une texture et un goût qui n'ont rien de comparable avec les surgelés ou autres méthodes de conservation de la bête.
Petits conseils : la poche contient beaucoup d'encre, on peut fractionner et en garder la moitié dans un bocal en verre pour une autre utilisation le lendemain, ou la congeler.
De même que le calmar ou le poulpe, la seiche ne doit pas cuire trop longtemps, sa chair est savoureuse si elle est juste à point, c'est-à-dire, "al dente" (comme le risotto !) au bout de 5 ou 7mn de cuisson maximum. Sinon, elle devient caoutchouteuse, et il faut alors la cuire très longtemps pour lui redonner du moelleux.
***

1 commentaire:

  1. Je compatis, car cela m'est aussi arrivé et je n'ai pas non plus trouvé la solution. Je suis frustrée de ne pouvoir lire ton billet de souvenirs et jolies photos! Pour la manipulation de la seiche, comment dire.....j'avoue ne pas avoir le courage de m'y mettre.

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