ATTENTION :

En dehors des recettes, que je ne peux prétendre avoir "inventées" au sens de la loi, tous les textes et photos de ce modeste blog qui les accompagnent sont personnels et protégés par le droit d'auteur (code de la propriété intellectuelle - copyright). Me demander l'autorisation avant toute utilisation, à quelque fin que ce soit. Pour me contacter, laisser un commentaire.
memo perso. :
14 janvier 2010 : Ni TAG, ni JEU, ni PRIX, ma meilleure récompense étant vos visites et votre fidélité ! Merci.
10 janvier 2012 : blog provisoirement fermé.
1er mars 2013 : réouverture du blog au public, avec mes excuses aux lecteurs qui ont trouvé porte close pendant si longtemps sans explications...
22 décembre 2013 - fermeture définitive de ce blog au public, après cinq ans d'existence -
Janvier 2014 - le blog reste ouvert aux lecteurs qui m'ont demandé d'être inscrits en invités.
Janvier 2015 - Bref retour en mode public sur ce blog en ce triste jour où je suis Charlie...
Mai 2017 : retour, cette fois-ci, sans états d'âme, comme au moment de mettre un bulletin dans l'urne

Membres

mardi 2 mai 2017

pendant que mes chats parlent politique, si on se faisait une petite vieille ou une barbue pour sauver la planète, en espérant que dimanche prochain on fera la peau à une grosse vache

Un retour en douceur sur ce blog, dans ce monde plein de brutes épaisses ! En douceur, il faut le dire vite... A l'automne dernier, quand j'avais tenté une réouverture, j'avais été chagrinée de voir combien la blogosphère avait évolué sur les blogs comme celui-ci, censés se faire plaisir à partager quelques moments de convivialité sans prétention ni autres buts gratuits que de manger un morceau ensemble, sans manières. Combien de blogs que j'aimais sont en stand-by (manque d'inspiration, de temps, épuisement, doute sur leur utilité, le partage, essoufflement ?), combien ont disparu ou ont été fermés au public, combien ont maintenant des pubs qui clignotent dans tous les sens quand on les ouvre (rien que ça, je prends les jambes à mon cou !), combien de blogs culinaires prônant le "bien-manger" vantent désormais, comme s'ils en étaient des commerciaux, des produits d'industriels que, comme dirait mon chef de gare breton (en parlant de poulets de batterie d'une enseigne connue ici), "on me donnerait que je ne mangerai même pas !"... Et je ne parle pas de ces personnes sans scrupules aucuns qui vous piquent vos photos pour les signer et publier sous leur nom !!! Voilà les surprises qui me guettaient. Alors, vous comprenez, moi qui suis une âme sensible et un peu soupe au lait, je suis repartie bouder chez mes chats, eux au moins, ils n'ont pas de malice. Quoique..., comme disait un certain Raymond.
Le monde évolue vite, et le monde des blogs n'y échappe pas. J'aurais préféré qu'il le fasse en bien, mais, sans être anxiogène ou mortifère, et depuis 2015, la situation n'a fait qu'empirer, avec, en prime, la période électorale qu'on traverse qui n'aide pas beaucoup à ne pas l'être, j'avoue que parfois, cela me laisse un sentiment amer dans la bouche, et si je me ressaisis, c'est simplement pour me convaincre que je n'ai pas encore l'âge de baisser les bras et d'être découragée par toutes ses choses négatives qui ne font pas avancer l'Humanité, et que je peux encore vivre dans ce pays qui sent bon le partage en tout genre.
Aujourd'hui, mes chats se sont risqués à parler politique publiquement (cliquer ICI pour les lire), après que je leur ai lu la tribune de Luc Besson sur l'Arnaque d'un certain parti. En ce moment les chats ne cessent de se plaindre d'entendre leurs bipèdes passer leur temps à hurler contre les mélenconnard ou dupont-puant pour ne citer que les plus connus. Même si je n'aime pas parler de choses qui fâchent à table, je crains cependant qu'il soit difficile d'éluder la question, surtout quand les plats tardent à arriver, il faut bien meubler la conversation, et même si le premier qui s'y risque y va avec doigté, pas de doute qu'il mettra quand même la tablée à feu et à sang comme lors d'un certain référendum qui avait tant divisé les familles, de droite, de gauche, du centre (je ne parle pas des extrêmes qui n'ont aucune légitimité sous mon toit, dans ce pays où j'aime encore vivre). Sauf que, douze ans plus tard, la configuration n'est plus la même, et ça m'énerve, ces commentateurs qui cherchent toujours des points de comparaison pour analyser la situation, la prétendue m..., dans laquelle nous sommes aujourd'hui par comparaison avec une époque qui, pour moi, est ré-vo-lue, c'est-à-dire celle de ces clivages entre une droite et une gauche institutionnelles d'une autre époque, loin derrière nous qui sommes aujourd'hui à l'ère de la mondialisation où il faut savoir redistribuer les cartes sans pour autant s'ériger en donneurs de leçons. Les conseillers ne sont pas toujours les payeurs, l'histoire ne doit pas se répéter...  
Rester positive en toute circonstance, telle est toujours ma devise. Et je n'aurai pas à choisir entre la peste et le choléra comme l'ânonnent stupidement certains militants ou chefs de partis qui n'ont plus lieu d'être, d'exister, tellement ils sont en dessous de tout depuis ces primaires qui les ont précipités dans la tombe qu'ils ont eux-mêmes creusée. Je ne choisis que lorsque les choses sont comparables, pas lorsqu'il ne s'agit même pas d'une alternative, car si une des branches de celle-ci est pourrie, on n'a pas un choix à faire, mais seulement des conséquences à tirer sans états d'âme de la situation. Une évidence qui s'impose ne peut être assimilée à un choix. Il faut l'accepter en toute conscience, sans tortiller du c..., sinon il ne nous restera plus que les yeux pour pleurer...
Ainsi, si je vous demandais si vous préférez une petite vieille à une barbue, vous hausseriez certainement les épaules pour me signifier que ma question n'a pas de sens puisqu'il n'y a rien de comparable entre ces deux poissons, ni par leur forme, ni par leur texture, ni par leurs couleurs, ni par leur goût, ni par leur prix  (pour un poisson de 2kg, vous aurez payé environ 15 euros pour la première, 50 pour la seconde). Et vous aurez raison ! Ce n'est pas parce que j'aime l'un que j'exclus l'autre, les deux cohabitent régulièrement et sans heurts dans ma cuisine. 
Il paraît que, pour sauver la planète et préserver ses ressources, on va désormais obliger les pêcheurs à utiliser toutes leurs captures et à ne pas rejeter à la mer ces milliers de tonnes de poissons pris dans les filets mais qui n'ont, pour l'instant, quasiment aucune valeur marchande, tandis que leur recyclage coûterait trop cher. Mais, outre qu'on peut proposer à la vente certains poissons, pas nobles mais quand même très bons à la consommation, il y a, notamment dans l'industrie des aliments pour animaux et d'autres secteurs, beaucoup de débouchés pour ces malheureux poissons sortis de l'eau et déversés aussitôt morts dans la mer où ils étaient encore frétillants quelques instants plus tôt.
On se plaint que le poisson est un mets cher. C'est vrai que le poisson sauvage est désormais de plus en plus rare sur les étals, et son prix peut paraître exorbitant. Cela me laisse souvent pensive de trouver du maquereau de ligne au prix du saumon d'élevage, quand on sait que le premier a longtemps été méprisé, avant qu'on parle de ses omégas utiles pour notre santé, et que le second, de l'époque où il était encore sauvage, constituait un mets de choix réservé seulement à certaines tables alors qu'aujourd'hui il serait presque un poison, non, non, ce n'est pas une faute de frappe, je dis bien "poison", dans l'assiette tellement son élevage intensif est une catastrophe pour l'écosystème, à l'instar du bar, de la dorade, et biens d'autres espèces encore dont l'affichage n'est pas encore très rigoureux (turbot, cabillaud...).
Avec ces nouvelles recommandations internationales, on doit pouvoir éviter ce gaspillage indécent à une époque où des gens meurent encore de faim, et trouver des poissons sauvages bons mais méconnus à des prix abordables pour les petits budgets. Pourquoi ne pas se tourner vers les anchois, la roussette, la bonite, le hareng, le chinchard, le tacaud...
une vieille
Hier, j'ai essayé une belle grosse vieille, dont la chair me rappelle un peu celui du lieu jaune (très prisé ici, à mon grand étonnement, mais dont je n'aime pas trop l'odeur même tout frais pêché et cuisiné aussitôt). La vieille est un poisson méconnu, aux couleurs superbes qui attirent l'œil sur l'étal. Je la fais vider, mais pas écailler car sa peau ainsi grillée devient rigide et s'enlève facilement).

J'achète souvent les poissons entiers, cela me permet de vérifier leur fraîcheur car avec les moyens artificiels de préserver soi-disant la fraîcheur des filets ou autres poissons parés, on a souvent des surprises à la cuisson. Il vaut mieux choisir ce genre de poissons entiers et d'une bonne taille (environ 1,5 kg

Quant à la barbue, c'est un grand poisson plat de forme ovale, dont une face est plus foncée que l'autre, plutôt blanchâtre. C'est une "cousine" du turbot, avec un prix à peine moins abordable d'ailleurs (comptez environ 50 euros pour un poisson de 2 kg). Elle se cuisine de la même façon que son cousin, mais il faut savoir que ces grands poissons sont meilleurs cuits à l'arête que levés en filets. La chair de ce poisson est fine avec un goût délicat, comme celle du turbot.


Ma cuisson au four à chaleur tournante pour un poisson de 2kg :
Dans un grand plat étaler un lit de :
  • feuilles de laurier-sauce,
  • oignon émincés,
  • ail haché, 
  • rondelles de citron, 
  • pelure de tomates (dont je réserve la pulpe pour une autre préparation qui va accompagner le poisson)
  • un peu d'eau.
  • y poser le poisson juste arrosé d'un filet d'huile d'olive
  • cuire 30 mn à four préchauffé à 200°,
  • éteindre le four et laisser reposer le poisson 5 mn dans le four entr'ouvert.
Ainsi cuit, le poisson ressort parfaitement moelleux.
J'accompagne souvent les poissons ainsi cuits soit d'une poêlée d'épinards, soit d'un risotto à la tomate, soit d'un couscous de légumes.

3 commentaires:

  1. Ah, voilà "mon" colibri"...J'ai lu chaque mot. Ceci pour te dire que je partage amplement tes avis...oui le monde de la blogosphère a changé, Facebook a tout pompé ou presque!Mes blogs que j'avais plaisir à nourrir sont en perte d'intérêt. Et puis, l'ambiance musèle plus qu'elle n'invite à l'épanchement sans prétention. Nous les Belges sommes aussi sur la route...de la déroute.dans quelle société vivront donc nos petits? je ne connaissais pas ce beau poisson , je n'en ai jamais vus chez nous. Par contre pour le barbue, je dis oui ..pour autant qu'ils apparaissent sur nos étals...de supermarché. Car chez nous, les poissonniers ont fermer boutique depuis des lustres. Courage, Colibri....bises et à bientôt!

    RépondreSupprimer
  2. Quel plaisir de retrouver tes billets !!! Celui-ci me rappelle tant le temps de nos premiers pas sur les blogs...
    Allons, redressons la tête et restons positifs et positives ! Tu as bien raison, on n'a pas un vrai choix à faire mais obligés de choisir quand même le moins pire !!!
    Les deux poissons que tu nous présentes aujourd'hui je les connais bien. Ta façon de les faire cuire me convient bien, parfois je mets du romarin au fond de mon plat...
    Bien contente de relire tes mots je te dis à bientôt !

    RépondreSupprimer