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Mai 2017 : retour, cette fois-ci, sans états d'âme, comme au moment de mettre un bulletin dans l'urne

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samedi 6 mai 2017

fan de personne mais pomme pomme girl assurément, ou "aux urnes, citoyens !"

Bien de l'eau a coulé sous les ponts depuis la diffusion de
cette photo sur le net, quand on pensait "Non, ils ont quand
même du bon sens nos amis d'outre-Atlantique..."
Il y avait, depuis janvier 2015, l'actualité de plus en plus anxiogène, si ce n'était mortifère, à laquelle je m'étais promise de ne pas prêter attention plus que de raison, en ne restant surtout pas accro à ces chaînes d'info. en continu qui savent si bien diluer les non-informations jusqu'à l'intox. Crainte irraisonnée de rater quelque chose d'extraordinaire en direct, à l'instar de ceux qui écoutent la radio toute la journée comme le faisait mon papa. Mais lui, il avait des excuses, cloué à la fin de sa vie par une cécité qui lui ôtait toute autre activité culturelle.
C'est une mauvaise habitude que j'ai prise depuis un certain événement dramatique s'étant produit un 11 septembre, alors que j'étais en train de cuisiner pour des amis venus nous rendre visite en Corse et partis faire une promenade matinale à St-Florent ; j'étais d'humeur joyeuse, je chantais les fesses quasiment à l'air dans la chaleur de septembre encore forte, qui, à l'époque, ne m'indisposait pas trop. En voyant en direct les images des deux tours en train d'exploser, j'avais alors cru à un canular, mais on n'était ni un 1er avril, et je regardais les infos, non une fiction. J'étais restée scotchée, incrédule, devant le petit écran en attendant le retour de mes amis qui, eux, étaient restés scotchés devant un petit écran chez un commerçant en ville, n'y croyant pas non plus. C'était en 2002.
Depuis, les choses se sont tellement accélérées que même hier me paraît déjà loin. Que dire alors du 23 avril 2017 ? Presque oublié, déjà ? Alors qu'il ne restait à certains que leurs yeux pour pleurer, j'ai l'impression qu'ils n'ont pourtant tiré aucun enseignement de la situation qu'on déplore aujourd'hui avec tant de violence que celle-ci en fait oublier la raison première. Etre raisonnable n'a jamais été synonyme de soumission, c'est avec des discours inverses qu'on arrive à figer la société dans une contestation systématique comme s'il s'agissait de la seule façon d'exister, quand plus aucun dialogue n'est possible, plus aucun échange envisageable. Or, il me semble, contrairement à ce que tentent de faire accroire certaines têtes pensantes qui n'ont de justification d'être que de servir leur ego démesuré, que nous vivons encore dans un pays où le droit de dire haut et fort ce que l'on pense, dans les limites de ce qu'autorise la loi sans insulter personne ad nominem comme dirait notre futur président incontournable semble-t-il, ni heurter quelque communauté que ce soit, ne nous mène pas à la geôle.    
J'étais contente, en début de semaine, de m'être promise de ne pas regarder la téloche dans la journée, surtout pas en travaillant, cela m'aurait tellement démoralisée ou énervée que j'en aurais perdu mes moyens pour assurer ma subsistance, moi qui, sans filet de sauvetage, sans droits à compensation sous forme de RTT ou autres avantages sociaux acquis, ne pourrais pas faire bouillir la marmite de mes chats si j'ai des états d'âme dans le boulot ou me mettais en arrêt de travail pour un petit bobo à l'âme. Mais est-ce que  je m'en plains ? Dès lors que, à défaut d'un revenu universel dont je rêverais pour les citoyens du monde dans un futur désirable, j'ai choisi ma liberté de travailler ou non, quand ça me plaît et comme ça me plaît, d'adapter mes revenus à mes besoins du moment, je ne peux qu'assumer mon choix, fait à un moment de ma vie voici bien longtemps, celui de rester indépendante, de ne point subir la hiérarchie, de pouvoir organiser mon temps de cerveau disponible comme je l'entends. Est-ce pour autant que je n'ai pas de contraintes et que je puis n'en faire qu'à ma tête ? Non, parce que sans mes donneurs d'ordre, de qui je dépends malgré ma liberté de refuser ou non leurs propositions, je n'aurais pas eu d'autre possibilité que de faire comme la majorité des travailleurs, de subir un patron. Et eux, que feraient-ils sans des patrons qui prennent le risque d'entreprendre pour leur donner du boulot ? Mais ne pas avoir de "patron" à proprement parler ne signifie pas pour autant n'avoir aucun devoir. Bien sûr, j'ai le droit de refuser un travail urgent, qui arrive le week-end, ou qui va me faire passer la nuit dessus. Mais cette liberté que je me suis accordée a pour limite le respect de ceux qui me font confiance. Aucune société ne peut fonctionner qu'avec des droits sans le devoir qui va avec. Le devoir de tout citoyen, avant de pouvoir contester, revendiquer, est, au moins, d'aller aux urnes quand c'est nécessaire. Demain, dimanche 7 mai 2017, plus que jamais, je souhaiterais que mes concitoyens en saisissent la gravité pour qu'un certain parti ne dépasse pas un seuil tolérable à l'arrivée.
Tout s'est joué si vite depuis novembre dernier. Il y avait eu cette vague de remous à la sortie d'un bouquin qui aurait mieux fait de rester au fond d'un tiroir car, comme à leurs habitudes, ses auteurs, des médias, ne nous ont pas appris grand chose de plus qu'on ne savait déjà ou d'intéressant sur leur personnage central quand on se tient régulièrement informé, bouquin qui a mis à néant ce qu'il pouvait restait encore de "sauvable" pour ce personnage et qui nous a pété à la g... comme le bouchon d'une bouteille secouée depuis trop longtemps sans avoir eu l'occasion de l'ouvrir. Je me souviens de mon sourire en 2012, si, si, je souriais franchement tout en n'adhérant aucunement au personnage qui ne m'inspirait pas beaucoup de sympathie ni de déférence, connaissant les méandres par lesquels il était passé pour pouvoir arriver enfin où il était. Mentalité de petit chef, naïveté, duperie, arnaque. Oui, on n'a l'impression que plus rien ne pouvait arriver de pire. C'était méconnaître la capacité de nos politiques d'un autre temps, capables de mentir éhontément face à une caméra, les yeux dans les yeux comme disait l'autre...
Vint ensuite un direct que j'ai voulu vivre au milieu d'une nuit américaine de novembre 2016, qui qui m'a consternée à un tel point que je me suis dit "non, j'hallucine, pincez-moi, je rêve !". Non, un cirque pareil, impossible chez nous, dans mon pays, quand même dans ma France profonde tout le monde a maintenant la télé, des portables, des tablettes, une, voire plusieurs voitures comme, voire plus que moi qui n'ai qu'une vieille guimbarde, même pas de tablette... Non, je ne rêvais pas, ce soir-là, celui des élections outre-Atlantique où je m'accrochais encore à l'espoir que notre monde n'allait pas aussi mal que le prétendaient les médias de tous bords, que les citoyens du monde civilisé, dont notre pays, allaient avoir un sursaut de bon sens et de dignité pour sauver ce pour quoi nous nous sommes tant battus depuis des siècles, pour notre devise (pas la monnaie !) républicaine, si belle, et pour la démocratie sur l'ensemble du globe. A croire que c'est devenu un gros mot depuis qu'on ne cesse de la fouler aux pieds sous la férule de chefs qui ne jurent que par elle pour faire croire au peuple qu'il peut prendre le pouvoir et l'exercer tout seul. Pfff..., le peuple. D'abord, je n'ai jamais dîné avec le peuple, je ne sais même pas, non pas qui il est, mais ce que c'est, à part une masse informe sans cerveau, une machine qu'on peut brancher ou débrancher à l'envie, en tournant ou non le bouton.
Tout cela me paraît bien loin déjà loin, si loin au fur et à mesure qu'on se rapproche de demain, dimanche 7 mai 2017. Je n'ose y penser. Ca me paraît tellement dérisoire aujourd'hui de crier, comme Luc Besson dans sa tribune sur l'arnaque d'un certain parti dirigée actuellement par une gross(ièr)e vache blondasse (oui, parce que ce serait une insulte que de comparer cette grognasse à ces bêtes que j'aime bien, je les trouve plutôt sympa., les vaches, quand elles me regardent passer en ruminant paisiblement sans savoir que je les vois déjà détaillées en côtes à la sauce au poivre, les pauvres, elles sont bien naïves aussi, de me faire confiance si aveuglement que je pourrais les mener à l'abattoir en musique en leur faisant croire que c'est pour leur bien). "Aux urnes, citoyens", même si je sais que la contestation est vive dans notre pays, un pays où, à les en croire tous autant qu'ils sont, les chefs, nous courons à une catastrophe tellement imminente qu'il faille voter raisonnablement mais sans adhésion, et même s'abstenir. Comme si on pouvait adhérer à 100% à un programme ou à une personnalité. Comme s'il fallait adhérer à 100% pour prendre une part de responsabilité à un moment crucial de notre avenir. Moi, je ne me masturbe pas trop lorsqu'il s'agit d'un danger imminent, pas le temps, c'est presqu'un instinct de survie. Je ne me laisse pas entraîner vers le fond sans essayer de sauver ma peau et ce qu'il reste de digne en moi pour mériter d'être un être humain tourné vers l'avenir, quel qu'il soit, plutôt que de renoncer à respirer parce que l'air est pollué et que ce n'est plus la peine d'y remédier. Ce n'est pas le moment pour moi de jouer à "l'intellectualiste de salon" pour mieux me défausser plus tard dans ma justification si jamais mon choix d'un moment où je me suis voulu raisonnable se révélait contraire à mes attentes. J'assume pleinement mon choix d'aujourd'hui, comme je l'ai toujours fait de ce que j'ai dit ou pensé de toute ma vie à ce jour, je n'aurai pas à me réfugier derrière des prétextes les plus fallacieux pour mieux justifier une possible lâcheté, celle de ne pas savoir, d'être indécis, et bien sûr, par la faute de "l'autre" puisqu'il ne m'aurait pas aidée à me décider. Mon choix du moment, je le fais en toute liberté, en toute conscience. Je l'ai dit, un pays où on doit gouverner avec autant d'adhésion que d'opposition doit savoir dépasser ses clivages classiques qu'on a trop longtemps institutionnalisés pour donner une raison d'être aux despotes vieillissants ou à leurs héritiers en herbe. J'ai toujours eu la pensée du côté du cœur, mais est-ce pour autant que ceux qui ne partagent pas toutes mes idées, toutes mes vues, doivent rester sur le pas de ma porte ? Je verrai bien, quand il faudra tirer les conséquences d'un moment difficile à vivre, comme celui que nous connaissons actuellement. Mais, dans l'immédiat, je l'ai dit dans mon précédent billet, nous ne sommes même pas face à une alternative, puisque l'une de ses branches est pourrie, aussi l'évidence s'impose-t-elle en sachant que les votes blanc ou nul, loin d'être de la contestation, de la résistance, font le jeu des partis qui savent exactement comment exploiter la faiblesse des autres pour mieux propulser leurs chefs sur le devant de la scène et les encenser. A croire qu'on a toujours ce réflexe d'avoir un chef... Ces votes auraient leur utilité dans un monde qui va bien, qui a encore des assises assez confortables pour permettre des débats d'idées dignes de ce nom, sans tourner au cirque comme on a pu le voir lors du débat de l'entre-deux tours. Affligeant. Quand je pense qu'il n'y a même pas six mois je me moquais de ce qui se passait aux Etats-Unis, en me disant que ce ne serait pas possible chez nous car nous sommes un "peuple" qui a su éclairer le monde pendant bien des années après avoir gagné le droit de s'afficher comme exemple, grâce à notre liberté gagnée au prix de tant de souffrances, d'une Terreur qu'on a si vite oubliée qu'on serait presque prêts à recommencer, sauf que cette fois-ci, je ne sais pas ce qu'on espère au bout, à part cette "chienlie" dont parlait un certain général réfractaire, à tort, aux réformes. Des enfants gâtés, voilà ce que nous sommes, dans un monde qui va encore bien et dont on peut panser les blessures pas encore trop graves sans faire table rase de tout pour construire du nouveau. Rien ne naît ex nihilo, tout a une continuité, il faut avoir l'humilité, la maturité pour le comprendre, tout détruire n'a jamais fait avancer l'Humanité, nier l'Histoire n'a jamais fait grandir l'Homme. Ne pas en tirer les conséquences d'une mauvaise expérience est humain, mais ne pas recommencer les mêmes erreurs serait plus adulte. Même dans un couple, on n'est pas toujours d'accord sur tout. Pour autant, on ne se menace pas de divorce toutes les cinq minutes ni de s'entre-tuer pour savoir qui va avoir le pouvoir...
Tout devient bien compliqué, ou alors je vieillis ! Et même autour de ma  table, cela le devient. Il fut un temps où j'adorais inviter en nombre, c'était toujours avec, au bout, l'idée de partager un bon moment de convivialité, d'échanger des idées, de parler d'art, de choses qui passionnent les uns ou les autres, avec emport mais respect de son voisin. Je ne cherchais pas à n'inviter que des personnes qui avaient les mêmes goûts, les mêmes idées, le même parcours, c'eût été ennuyeux. Nous avons toujours été, Oli et moi, perçus comme des "inclassables" pour être dans une catégorie socio-professionnelle où les gens aiment bien pouvoir vous mettre une étiquette, évaluer vos revenus au vu des vos biens et au regard de cette étiquette. Même sur mes vêtements, je supprime toutes les étiquettes, quand d'autres adorent les exhiber, les faire dépasser... Je l'avoue, nous sommes totalement atypiques dans le sens qu'on brasse large dans nos relations, mais ce n'est que le fruit du hasard, d'ailleurs, pas un choix délibéré, on apprend l'individu avant tout. Nous nous plaisons en compagnie de personnes diverses et variées, de tous horizons, de tous milieux, seul compte qu'ils aient quelque valeur à partager avec nous, à commencer par l'envie de se connaître sans rivaliser, car le plus beau voyage n'est-il pas celui que fait une âme à une autre ?
Or, voici que, insidieusement, depuis quelque temps, je me mets à douter de ma faculté à organiser une tablée de douze personnes. Il m'était arrivé d'avoir les cinq continents à table sans heurt aucun, c'était merveilleux et enrichissant de se rassembler ainsi. Mais là peut-être suis-je naïve de croire que les conventions doivent tomber pour que tout le monde se sente à l'aise, se fonde dans le mouvement sans être observé de travers. Je peux vous dire que maintenant il m'apparaît beaucoup plus difficile de faire cohabiter les gens, même pour une soirée seulement. Comme maîtresse de maison, c'est devenu un casse-tête pour établir une liste d'invités susceptibles de ne pas se taper sur la g... au milieu du repas, quand ce n'est pas de quitter la table. D'abord, une chose qui ne se faisait pas, sauf en famille, et qui est désormais courante, c'est de demander "il y aura qui ?". Ensuite, un truc qui m'énerve au plus haut point : "Tu sais que je suis végétarienne...". Argh..., pire "je suis vegan", aarrrgh !!! Et je ne parle pas d'autres considérations plus impérialistes. Bref, sans revenir sur le "mange et tais-toi" de notre enfance quand on nous apprenait la politesse, ça m'enlève tout enthousiasme et je le sais, comme dans Les épices de la passion, ma cuisine n'est bonne que lorsque je suis convaincue que je passerai un bon moment avec les amis que j'apprécie, qu'ils ne me prendront pas la tête à aller me faire recuire une viande un peu saignante, à repousser au bord de l'assiette tel ou tel légume, ou à ne  même pas toucher au plat parce que qu'ils ne mangent pas de cette "viande", de poisson... Pourtant, je vous l'assure, je ne fais que de la cuisine traditionnelle quand j'invite, je n'en suis pas encore à faire manger des insectes ou de la cervelle de singe à mes invités ! J'ai dit récemment à une amie qu'il était hors de question que je prenne en considération son régime végétarien si je dois l'inviter avec d'autres personnes. Elle m'avait répondu, car elle voulait quand même venir : "Mais ce n'est pas grave, je ne mangerai que les garnitures". Moi, ça me coupe l'appétit de voir mes invités ne rien manger ! Que dire d'une autre qui m'a dit qu'elle était 100% vegan, à qui j'avais rétorqué "alors tu ne mettras même pas les pieds chez moi, il y a plein de tapis en laine, et tu devras me déshabiller car je porterai une robe en cuir pour la soirée !".
Bon, allez, sans rire, vous irez voter, hein, dimanche, en ayant à l'esprit que l'abstention ou le bulletin blanc ne joueront qu'en faveur d'un parti qui me fait vomir. Moi, je sais pour qui je vais voter, et ce depuis le premier tour. Est-ce pour autant que j'adhère au programme du candidat ? Non, pas du tout, je ne l'ai même pas lu en entier. Mais cette année, les dés étaient pipés dès le départ, il était hors de question de mettre un bulletin pour une charlatane bien instruite des méthodes de son père, un bisounours qui n'arrivait pas à descendre de son nuage, se voyant déjà le chef bienheureux d'un parti poussiéreux qui, loin d'être en marche, recule à grands pas pour, sans doute, s'éteindre dans son troisième âge, un tourmenté empêtré dans des mensonges interminables et justifications des plus alambiquées dont le seul discours audible était "oui, j'ai fauté, mais c'était légal", détournant d'ailleurs le sujet sans tromper personne sur sa propre turpitude, mais c'était la faute de tous les comploteurs du monde, jusqu'à se prendre les pieds dans les vestes qu'il a soi-disant rendus, un fort en gueule se dotant d'une respectabilité de mise pour l'occasion (trop bonne), qui se la jouait chef des désespérés naïfs déjà propulsé au plus haut niveau de l'Etat et dont la défaite a fait mettre au jour son vrai visage... Il ne restait donc pas grand monde de "propre", de "possible" dans l'immédiat. Mais, oui, l'arnaque, en politique est à tout coin de rue. On le sait, mais si on préfère avoir la blondasse en chef d'Etat dès demain, alors, oui, on peut tortiller du c... avant de choisir son bulletin. Mais, moi, cinq années, ça compte dans ma vie, surtout que je suis maintenant de l'autre côté de la pente, dans la descente, j'espère bien que les cinq à venir laissent encore de l'espoir à tous de voir leur futur - et celui de leurs enfants - devenir meilleur qu'il ne l'est aujourd'hui où presque plus aucun dialogue, aucun partage, aucune écoute ne semblent encore possibles, au sein même des familles ou chacun s'est enfermé dans sa bulle,  à croire que ceux qui voudraient nous jeter dans un état dépressif exagéré sans aucune raison gardée ont réussi leur coup. En tout cas, ça ne marche pas chez moi. J'ai conscience que notre monde est en pleine mutation énergétique, numérique, sociétale, et que j'en fais encore partie intégrante, je me plais à croire que je maîtrise encore un peu mon destin, en ne vouant pas mon âme à n'importe quel diable. Et je n'ai pas besoin de sondage pour croire que mon pays reste encore un pays où, à défaut de raison, le raisonnable domine encore...
Je n'ai jamais été fan de personne, je ne suis une inconditionnelle de quiconque, la seule chose dont je sois sûre, c'est que j'adore les pommes, pas la mienne seulement, mais surtout celles qui poussent  sur ces beaux arbres qu'on appelle pommiers qui enchantent les jardins au printemps, celles qui font mon bonheur à la saison de leur cueillette, quand elles sont fraîchement récoltées, bien juteuses, avec une saveur incomparable et un parfum subtil qui s'évapore vite à la conservation. Evidemment, ce billet a quelques moins de retard sur la saison, ou alors beaucoup d'avance, allez, oui, disons cela, c'est plus optimiste, mais il n'est jamais trop tard, ni jamais trop tôt, c'est juste ce qu'on veut croire quand quelque chose n'est pas arrivé comme on le souhaite. Il y a un moment pour tout. Je n'ai pas choisi ce moment spécialement, mais comme je ne fais pas à manger en ce moment à cause du jardinage intensif et que, depuis que j'ai quitté ces cuisines, je ne sais plus où sont mes banques d'images pour ce blog, qui doivent être éparpillées sur mes vieux ordinateurs, je n'ai que des pommes à vous proposer ! Alors, tant pis pour la saisonnalité, hein ?

Ce très vieux pommier de la maison, bien qu'envahi de lichen et avec un tronc quasiment creux, continue à donner de très bonnes pommes. J'en ai récolté plus de 100 kg l'année dernière, sans savoir cependant de quelle variété il s'agit exactement. Des gala, peut-être...

Ah, la pomme, symbole de tous les temps, en tout genre ! Mais que sont-elles donc devenues, ces bonnes vieilles pommes faisant crouler les branches de l’arbre, qu’on croquait allègrement au passage, dans notre enfance, sans peur de se retrouver avec la bouche pleine d’aphtes ou autres effets indésirables. J’avoue que, s'agissant des pommes des vergers ouverts à la cueillette, même bio., je m’aventure toujours avec beaucoup de réticence à en goûter une sans la laver ou éplucher... La pomme, ce produit tant consommé et pourtant tant décrié. Comme si on s’était résigné à ne bouffer que des pesticides ou des ions à travers elle. Mais que croyez-vous donc, qu’on trouve des pommes toute l’année sur les arbres, surtout quand on veut du made in France ?! Faut bien les faire pousser, grossir, cueillir puis, surtout, les conserver pour qu’elles arrivent apparemment fraîches sur notre table à n’importe quel moment de l’année !
Les pommes stockées dans de bonne conditions atmosphériques, de température et de degré d'humidité, sans méthode artificielle de garde, peuvent se gardent très longtemps. J'en mange encore de ma dernière cueillette.
On le sait, la pomme subit énormément de traitements sur l’arbre, pour finir ensuite dans des chambres froides ultra perfectionnées, avec des systèmes d’ionisation inimaginables pour qu’elle puisse arriver sous le couteau un an après comme si elle venait d’être cueillie, sauf qu’elle ne tient pas longtemps dans le compotier ! Je n’en mangeais guère plus, et seulement à la saison de leur récolte sur le territoire national, quand elles n’avaient pas encore eu le temps de séjourner longtemps dans les chambres de conservation spéciales. Je suis pour suivre la saisonnalité dans l’alimentation. Les fraises, les cerises, les tomates à Noël, pourquoi pas, il en pousse toujours à un moment donné quelque part sur le globe, mais elles ne me font pas envie du tout ! Les pommes, je n’en mangeais donc quasiment pas en dehors de leur  période de récolte, l’automne.
Or, depuis que j'ai à proximité de chez moi des vergers ouverts au public, outre le plaisir que j’éprouve à aller m'y détendre en cueillant, j’ai repris goût à en manger presque toute l’année : il y a beaucoup de variétés qui, cueillies un tout petit peu avant leur maturité parfaite, passent sans problème les mois d’hiver dans un local frais et aéré. J'ai la chance de posséder un tel local (la future maison d'ami, hi, mais pas le temps de m'en occuper pour l'instant). Il existe en effet des milliers de variétés de pommes, c’est un arbre qui se prête bien au croisement. Parmi la vingtaine des plus courantes, je puis citer, outre l'archi connue Golden (celle qui demande le plus de traitements !), la Granny Smith, la Reine des Reinettes qui comptent parmi les plus consommées de par le monde, celles qui ont ma préférence : l’Ariane, l’Antarès, la Belchard, la Boskoop, les Calville, la Cox Orange, la Choupette, l’Elstar, la Jonagold, la Pink Lady, la Rubinette, la Tentation, la Mairac.

Lors de mes cueillettes, je privilégie des pommes qui, goûtées à maturité optimale sur l’arbre, sont tous simplement délicieuses à croquer. On classe les pommes par famille, des gourmandes aux plus sucrées, en passant par les parfumées, les équilibrées, les rustiques, les toniques. Je vous en présente quelques-unes :
- La Belchard est un fruit moyen, issue du croisement de golden délicious et de reinette clochard. Elle est légèrement côtelée, sa robe est jaune d’or, un peu rugueuse, parsemée de linticelles. Sa chair est ferme et fondante, sa saveur sucrée et acidulée, très aromatique. Elle perd son acidité à la conservation mais reste assez bonne pour les tartes qui, lorsqu'elles sont faites avec les fraîchement cueillies, sont simplement divines !
La Reine des reinettes provient une pomme à peau moyennement fine, parfumée, sa chair est ferme, juteuse, croquante, acidulée et sucrée, son calibre est assez gros, sa couleur vert-jaune-rouge.



- L’Elstar, qu’on trouve en octobre, peut se conserver jusqu’à fin mars, elle a un parfum de poire, de feuilles verte et d’anis, avec un arôme de banane, de miel. Acidité et sucre se trouvent en équilibre juste. Sa robe est rouge à taches jaunes, sa taille moyenne, Sa chair blanche sucrée et croquante, se conserve assez longtemps.
- La Canada grise, récoltée en novembre, se conserve bien jusqu’à fin mars, c’est une bonne pomme à cuire. Mais crue, elle est aussi délicieuse quand elle est cueillie mûre sur l’arbre, avec un goût de miel incomparable.
- La Boskoop est aussi une bonne pomme de garde à cuire de préférence.
- La Gala (ou la Royal Gala) fait partie des pommes fines qu’on récolte dès août, elle se conserve jusqu’à fin février : bien en chair, juteuse, avec un goût fruité de banane, sa robe brillante aux nuances de rouge, rose et jaune attire l’oeil sur les étals.
- La Melrose (croisement de jonagold et red délicious) a une chair jaune très croquante, avec un goût sucré acidulé. C’est  un fruit de gros, parfois très gros calibre, d’origine amériaine, je ne la trouve pas excellente : juteuse mais devient vite fade après la récolte.
- La Rubinette fait partie de mes préférés au couteau, son origine est suisse. Elle se récolte en septembre-octobre, c’est une pomme de conservation moyenne (deux à trois mois), avec une peau rouge orangé, striée de beige-jaune, et un pédoncule très long par rapport à la taille du fruit, dont la forme ressemble à une  petite poire ronde. Elle est légèrement rugeuse, sa chair ferme, juteuse, croquante, ni trop sucrée ni trop acide, est d’un goût exceptionnellement agréable tant sa chair est fine et équilibrée en bouche.

- Enfin, ma préférée au couteau ou en gâteau en raison de sa texture et de son parfum est la Mairac, pas très connue semble-t-il, dont la culture est un peu aléatoire, en effet. De ma récolte d’octobre dernier, j’en mange encore aujourd’hui, c’est dire que sa conservation est étonnante, d’autant que son goût ne s’est pas beaucoup altéré entre-temps.
Les utilisations culinaires de la pomme sont multiples. Pour ma part, j'aime bien en accompagner certaines viandes comme le rôti de porc ou le magret de canard. Un boudin aux deux pommes reste bien sûr un classique. Quant aux gâteaux à base de pommes, on en compte tellement qu'il serait long de les énumérer ici. J'en reste, en ce qui me concerne, aux tartes et à la génoise aux pommes, celle-ci restant ma préférée pour son côté moelleux, comme j'en avais déjà parlé à maintes reprises dans le volume I de ce blog.
Diverses façons de présenter une simple tarte aux pommes, il faut varier les plaisirs pour l'œil quand on a le temps ! Je fais mes tartes à la pâte feuilletée ou brisée car je déteste la pâte sablée !
Ci-dessous, les étapes de ma génoise aux pommes. Facile et rapide à faire, il vous faut environ 10 pommes (ici, des golden) à détailler en lamelles, 6 œufs, 4 càs de farine, 4 càs de sucre cristallisé2 sachets de sucre vanillé, un peu de beurre pour le moule). Ainsi fait, ce gâteau est très léger.



- couper en lamelles les pommes épluchées,
- séparer les jaunes des blancs d'œuf,
- ajouter les jaunes au sucre cristallisé, battre jusqu'à faire "mousse", ajouter à cette préparation, par petite dose la farine, en mélangeant bien, doucement, au fouet, ajouter le sucre vanillé
- monter les blancs en neige et ajouter celle-ci à la précédente préparation, toujours par petite dose au départ pour bien détendre la préparation et avoir un gâteau léger et moelleux au final (c'est la différence essentielle entre une préparation manuelle et celle faite avec un robot pour les palais avertis),
- étaler une partie de la pâte au fond du moule préalablement beurré, ajouter les lamelles de pomme, étaler une autre couche de pâte, secouer un peu le tout pour bien répartir l'ensemble,
- préchauffer le four à 200° et enfourner pour 40mn environ (j'utilise un four à chaleur tournante).
- éteindre le four, laisser descendre son température quelques minutes avant de sortir le gâteau qu'on laissera bien refroidir avant de découper. Je préfère faire ce gâteau la veille pour une meilleure répartition des saveurs, il se découpe aussi plus facilement.
Bien caramélisé sur les bords et moelleux à l'intérieur, miam, c'est comme ça que je l'aime, ce gâteau ! Quant au classique boudin aux pommes, il reste un de mes plats rustiques favori... quand j'arrive à trouver du bon boudin, ce qui devient très difficile. Mais bon, je ne suis pas encore équipée pour le faire moi-même !
En une autre version, où je coupe les pommes en quartiers, mais dans ce cas, il faut les faire revenir à la poêle pour les cuire un peu avant de les ajouter à la pâte, c'est tout aussi bon !

Pas compliqué pour la poêlée de pommes : couper les pommes en quartiers, les jeter dans une poêle bien chauffée avec de l'huile neutre, ajouter un peu de sucre pour dorer, et un peu de beurre en fin de cuisson pour exhaler la saveur de l'ensemble, saler et poivrer selon goût.

mardi 2 mai 2017

pendant que mes chats parlent politique, si on se faisait une petite vieille ou une barbue pour sauver la planète, en espérant que dimanche prochain on fera la peau à une grosse vache

Un retour en douceur sur ce blog, dans ce monde plein de brutes épaisses ! En douceur, il faut le dire vite... A l'automne dernier, quand j'avais tenté une réouverture, j'avais été chagrinée de voir combien la blogosphère avait évolué sur les blogs comme celui-ci, censés se faire plaisir à partager quelques moments de convivialité sans prétention ni autres buts gratuits que de manger un morceau ensemble, sans manières. Combien de blogs que j'aimais sont en stand-by (manque d'inspiration, de temps, épuisement, doute sur leur utilité, le partage, essoufflement ?), combien ont disparu ou ont été fermés au public, combien ont maintenant des pubs qui clignotent dans tous les sens quand on les ouvre (rien que ça, je prends les jambes à mon cou !), combien de blogs culinaires prônant le "bien-manger" vantent désormais, comme s'ils en étaient des commerciaux, des produits d'industriels que, comme dirait mon chef de gare breton (en parlant de poulets de batterie d'une enseigne connue ici), "on me donnerait que je ne mangerai même pas !"... Et je ne parle pas de ces personnes sans scrupules aucuns qui vous piquent vos photos pour les signer et publier sous leur nom !!! Voilà les surprises qui me guettaient. Alors, vous comprenez, moi qui suis une âme sensible et un peu soupe au lait, je suis repartie bouder chez mes chats, eux au moins, ils n'ont pas de malice. Quoique..., comme disait un certain Raymond.
Le monde évolue vite, et le monde des blogs n'y échappe pas. J'aurais préféré qu'il le fasse en bien, mais, sans être anxiogène ou mortifère, et depuis 2015, la situation n'a fait qu'empirer, avec, en prime, la période électorale qu'on traverse qui n'aide pas beaucoup à ne pas l'être, j'avoue que parfois, cela me laisse un sentiment amer dans la bouche, et si je me ressaisis, c'est simplement pour me convaincre que je n'ai pas encore l'âge de baisser les bras et d'être découragée par toutes ses choses négatives qui ne font pas avancer l'Humanité, et que je peux encore vivre dans ce pays qui sent bon le partage en tout genre.
Aujourd'hui, mes chats se sont risqués à parler politique publiquement (cliquer ICI pour les lire), après que je leur ai lu la tribune de Luc Besson sur l'Arnaque d'un certain parti. En ce moment les chats ne cessent de se plaindre d'entendre leurs bipèdes passer leur temps à hurler contre les mélenconnard ou dupont-puant pour ne citer que les plus connus. Même si je n'aime pas parler de choses qui fâchent à table, je crains cependant qu'il soit difficile d'éluder la question, surtout quand les plats tardent à arriver, il faut bien meubler la conversation, et même si le premier qui s'y risque y va avec doigté, pas de doute qu'il mettra quand même la tablée à feu et à sang comme lors d'un certain référendum qui avait tant divisé les familles, de droite, de gauche, du centre (je ne parle pas des extrêmes qui n'ont aucune légitimité sous mon toit, dans ce pays où j'aime encore vivre). Sauf que, douze ans plus tard, la configuration n'est plus la même, et ça m'énerve, ces commentateurs qui cherchent toujours des points de comparaison pour analyser la situation, la prétendue m..., dans laquelle nous sommes aujourd'hui par comparaison avec une époque qui, pour moi, est ré-vo-lue, c'est-à-dire celle de ces clivages entre une droite et une gauche institutionnelles d'une autre époque, loin derrière nous qui sommes aujourd'hui à l'ère de la mondialisation où il faut savoir redistribuer les cartes sans pour autant s'ériger en donneurs de leçons. Les conseillers ne sont pas toujours les payeurs, l'histoire ne doit pas se répéter...  
Rester positive en toute circonstance, telle est toujours ma devise. Et je n'aurai pas à choisir entre la peste et le choléra comme l'ânonnent stupidement certains militants ou chefs de partis qui n'ont plus lieu d'être, d'exister, tellement ils sont en dessous de tout depuis ces primaires qui les ont précipités dans la tombe qu'ils ont eux-mêmes creusée. Je ne choisis que lorsque les choses sont comparables, pas lorsqu'il ne s'agit même pas d'une alternative, car si une des branches de celle-ci est pourrie, on n'a pas un choix à faire, mais seulement des conséquences à tirer sans états d'âme de la situation. Une évidence qui s'impose ne peut être assimilée à un choix. Il faut l'accepter en toute conscience, sans tortiller du c..., sinon il ne nous restera plus que les yeux pour pleurer...
Ainsi, si je vous demandais si vous préférez une petite vieille à une barbue, vous hausseriez certainement les épaules pour me signifier que ma question n'a pas de sens puisqu'il n'y a rien de comparable entre ces deux poissons, ni par leur forme, ni par leur texture, ni par leurs couleurs, ni par leur goût, ni par leur prix  (pour un poisson de 2kg, vous aurez payé environ 15 euros pour la première, 50 pour la seconde). Et vous aurez raison ! Ce n'est pas parce que j'aime l'un que j'exclus l'autre, les deux cohabitent régulièrement et sans heurts dans ma cuisine. 
Il paraît que, pour sauver la planète et préserver ses ressources, on va désormais obliger les pêcheurs à utiliser toutes leurs captures et à ne pas rejeter à la mer ces milliers de tonnes de poissons pris dans les filets mais qui n'ont, pour l'instant, quasiment aucune valeur marchande, tandis que leur recyclage coûterait trop cher. Mais, outre qu'on peut proposer à la vente certains poissons, pas nobles mais quand même très bons à la consommation, il y a, notamment dans l'industrie des aliments pour animaux et d'autres secteurs, beaucoup de débouchés pour ces malheureux poissons sortis de l'eau et déversés aussitôt morts dans la mer où ils étaient encore frétillants quelques instants plus tôt.
On se plaint que le poisson est un mets cher. C'est vrai que le poisson sauvage est désormais de plus en plus rare sur les étals, et son prix peut paraître exorbitant. Cela me laisse souvent pensive de trouver du maquereau de ligne au prix du saumon d'élevage, quand on sait que le premier a longtemps été méprisé, avant qu'on parle de ses omégas utiles pour notre santé, et que le second, de l'époque où il était encore sauvage, constituait un mets de choix réservé seulement à certaines tables alors qu'aujourd'hui il serait presque un poison, non, non, ce n'est pas une faute de frappe, je dis bien "poison", dans l'assiette tellement son élevage intensif est une catastrophe pour l'écosystème, à l'instar du bar, de la dorade, et biens d'autres espèces encore dont l'affichage n'est pas encore très rigoureux (turbot, cabillaud...).
Avec ces nouvelles recommandations internationales, on doit pouvoir éviter ce gaspillage indécent à une époque où des gens meurent encore de faim, et trouver des poissons sauvages bons mais méconnus à des prix abordables pour les petits budgets. Pourquoi ne pas se tourner vers les anchois, la roussette, la bonite, le hareng, le chinchard, le tacaud...
une vieille
Hier, j'ai essayé une belle grosse vieille, dont la chair me rappelle un peu celui du lieu jaune (très prisé ici, à mon grand étonnement, mais dont je n'aime pas trop l'odeur même tout frais pêché et cuisiné aussitôt). La vieille est un poisson méconnu, aux couleurs superbes qui attirent l'œil sur l'étal. Je la fais vider, mais pas écailler car sa peau ainsi grillée devient rigide et s'enlève facilement).

J'achète souvent les poissons entiers, cela me permet de vérifier leur fraîcheur car avec les moyens artificiels de préserver soi-disant la fraîcheur des filets ou autres poissons parés, on a souvent des surprises à la cuisson. Il vaut mieux choisir ce genre de poissons entiers et d'une bonne taille (environ 1,5 kg

Quant à la barbue, c'est un grand poisson plat de forme ovale, dont une face est plus foncée que l'autre, plutôt blanchâtre. C'est une "cousine" du turbot, avec un prix à peine moins abordable d'ailleurs (comptez environ 50 euros pour un poisson de 2 kg). Elle se cuisine de la même façon que son cousin, mais il faut savoir que ces grands poissons sont meilleurs cuits à l'arête que levés en filets. La chair de ce poisson est fine avec un goût délicat, comme celle du turbot.


Ma cuisson au four à chaleur tournante pour un poisson de 2kg :
Dans un grand plat étaler un lit de :
  • feuilles de laurier-sauce,
  • oignon émincés,
  • ail haché, 
  • rondelles de citron, 
  • pelure de tomates (dont je réserve la pulpe pour une autre préparation qui va accompagner le poisson)
  • un peu d'eau.
  • y poser le poisson juste arrosé d'un filet d'huile d'olive
  • cuire 30 mn à four préchauffé à 200°,
  • éteindre le four et laisser reposer le poisson 5 mn dans le four entr'ouvert.
Ainsi cuit, le poisson ressort parfaitement moelleux.
J'accompagne souvent les poissons ainsi cuits soit d'une poêlée d'épinards, soit d'un risotto à la tomate, soit d'un couscous de légumes.